MicroStrategy a touché un point sensible en exigeant que les fournisseurs d’indices se limitent à la simple mesure des marchés. Car ce qui était censé être une référence neutre est devenu un outil politique. MSCI exclut des entreprises de ses indices pour des raisons de protection climatique – une décision qui peut coûter des milliards à ces entreprises. Pourtant, l’institution ignore totalement des secteurs entiers, comme l’industrie des cryptomonnaies. Où est donc la neutralité?
Pour moi, ce sujet est particulièrement fascinant, car il touche à une question fondamentale: une petite poignée d’entreprises a-t-elle le droit de décider quels investissements sont socialement acceptables? MicroStrategy argue, à juste titre, que les fournisseurs d’indices deviennent ainsi des régulateurs de facto. Or, cela comporte des risques. Si les entreprises pétrolières et gazières sont systématiquement exclues, cela peut compromettre la sécurité énergétique à long terme, même si elles offrent des rendements élevés à court terme. Parallèlement, d’autres secteurs
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La question qui se pose est la suivante: qui contrôle ce pouvoir? Jusqu’à présent, quelques fournisseurs décident, selon leurs propres critères, souvent cachés derrière le prétexte de la « durabilité » ou de la « responsabilité sociale ». Cela me rappelle l’ancienne discussion sur le pouvoir des médias – qui décide quelles nouvelles sont importantes? Ici, il s’agit de sommes bien plus colossales.
MicroStrategy propose que les fournisseurs d’indices se concentrent sur des facteurs mesurables comme la capitalisation boursière et la liquidité – autrement dit, qu’ils se limitent à la performance pure du marché. Cette solution semble raisonnable, mais elle est difficile à mettre en œuvre. Car de nombreux investisseurs et États profitent de la situation actuelle. Il suffit de penser aux subventions publiques souvent liées aux investissements conformes aux critères ESG.
Au final, il s’agit d’un équilibre entre les mécanismes de marché et les impératifs moraux. L’industrie financière doit-elle décider quelles entreprises sont « acceptables »? Ou devrait-elle se contenter de refléter la réalité sans porter de jugement?
Une chose est sûre: ce débat n’est pas près de se clore. Il pourrait même façonner les marchés financiers de demain. Je reste attentif – et je me demande combien d’investisseurs savent que leurs placements sont en réalité influencés par si peu d’acteurs puissants.
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