---
Un krach aux échos historiques – mais avec d’autres protagonistes
Oui, Bitcoin a déjà brûlé par le passé – mais cette fois, la combustion est d’une autre nature. Les investisseurs institutionnels, autrefois simples spectateurs, sont désormais les principaux acteurs. La régulation projette de longues ombres (MiCA en UE, projets fiscaux aux États-Unis), et l’effondrement de FTX nous a tous rappelé à quel point cet écosystème peut être fragile. Pourtant, l’indice Fear & Greed a chuté à 10 – un niveau souvent associé à des opportunités d’achat. Et puis, il y a le Realized Price, c’est-à-dire le prix moyen d’acquisition de tous les détenteurs de Bitcoin. Actuellement, il est inférieur au cours du marché. Autrement dit: beaucoup ont réalisé des pertes, tandis que d’autres pourraient entrer à moindre coût.
Macroéconomie et géopolitique – la pression invisible
Bitcoin n’est plus, depuis longtemps, une simple aventure numérique. Il est désormais étroitement lié à l’économie mondiale. Inflation élevée, hausses des taux de la Fed, guerres en Ukraine et au Proche-Orient: tout cela pèse sur la confiance. Bitcoin, autrefois présenté comme l’"or numérique", affiche aujourd’hui une corrélation plus marquée avec les actifs risqués comme les actions technologiques. Une nouvelle hausse des taux de la Fed pourrait donc aggraver la situation.
Et puis, il y a les problèmes structurels: l’affaire FTX a durablement érodé la confiance dans les plateformes d’échange. De nombreux investisseurs se tournent désormais vers la De
Tradez la crypto sur Bybit – frais réduits
Plateforme mondiale, sécurisée et réglementée.
Ouvrir un compte Bybit →Fi ou le cold storage – mais la liquidité reste tendue. Dans le même temps, des milliards affluent vers les ETF Bitcoin, sans qu’une véritable stabilisation des cours par les acheteurs institutionnels ne s’en suive.
Données on-chain: espoir ou simple accalmie temporaire?
Le Mayer Multiple (prix du marché vs. moyenne sur 200 jours) s’élève à 0,6 – une valeur souvent synonyme de plancher. Le NVT Ratio (capitalisation boursière vs. volume de transactions) plaide également en faveur d’une sous-évaluation. Pourtant, prudence: les exchange reserves (Bitcoin détenus sur les exchanges) augmentent depuis des semaines. Cela pourrait annoncer une nouvelle vague de pression vendeuse après un bref répit. Et la hash rate (puissance de calcul du réseau) bat des records – mais cela ne garantit pas, à lui seul, une remontée des cours.
Experts: inversion de tendance ou simple lueur d’espoir?
Les avis divergent largement. PlanB envisage toujours un cours de 100 000 dollars d’ici fin 2024, tandis que d’autres, comme Benjamin Cowen, mettent en garde: les schémas historiques ne sont pas transposables tels quels. Une chose est sûre: le prochain halving (avril 2024) réduira de moitié le taux d’inflation – un événement qui, par le passé, a toujours été suivi d’un cycle haussier de plusieurs années.
Conclusion: un moment critique – mais pas la fin
Oui, la chute en dessous de 50 000 dollars fait mal. Mais des raisons d’espérer subsistent. Les signaux historiques pointent vers un possible plancher – même si les risques macroéconomiques et les faiblesses structurelles tempèrent un optimisme excessif.
Pour les investisseurs, la règle d’or reste la même: garder son sang-froid. Qui a déjà investi ne devrait pas céder à la panique. Qui envisage d’entrer sur le marché pourrait y voir une opportunité – à condition que la situation économique mondiale se stabilise.
Une chose est certaine: le voyage de Bitcoin continue. Le chemin vers un nouveau plus haut historique sera semé d’embûches… mais qui sait? Cette fois, un véritable retournement de tendance ne serait peut-être pas à exclure.
📰 À lire aussi
→ Le projet avorté de trésorerie Bitcoin d'Adam Back: des dettes qui persistent→ Zcash (ZEC) grimpe de 48 % au-dessus de 800 dollars – les espoirs autour d’un ETF dopent la cryptomonnaie→ Le Bitcoin grimpe de 25 % – Comment le ministère des Finances américain manipule les marchés avec un simple stratagème